Les premières semaines de 2014 resteront à jamais gravées dans la mémoire de la famille Dufour-Lapointe. Le 19 Janvier il y a trois ans : le rêve était confirmé: Justine, Chloé et Maxime obtenaient leur billet pour Sotchi. Trois semaines plus tard, c'était la frénésie. Justine et Chloé remportaient l'or et l'argent.
Le défi est maintenant de rester concentré sur la tâche à accomplir à Pyeongchang en se servant de l'expérience vécue à Sotchi, sans se laisser envahir par les émotions vécues le 8 février 2014.
« L'idée n'est pas d'oublier Sotchi, a déclaré Maxime. Je pense que ce serait jouer à l'autruche et de toute façon, tout le monde sait que ça ne marche pas. »
« Les Jeux olympiques ne sont jamais les mêmes, a ajouté Justine. Il faut attaquer les prochains Jeux avec une nouvelle approche dans le sens où tu ne seras pas la même personne dans le même environnement. »
Chaque Jeu est différent et la façon de s'y rendre aussi. Même si le processus pour obtenir son billet olympique est long et exigeant, les soeurs possèdent un avantage: elles peuvent compter l'une sur l'autre.
« L'une des forces que je constate est que nous sommes toutes les trois ensembles, a expliqué Maxime. Je ne suis pas la seule à vivre cela. C'est une sorte de pression que l'on se partage et ça fait du bien.»

« Quand il y en a une d'entre nous qui est peu plus découragée, les autres sont là pour lui donner de l'énergie », a ajouté Chloé.
« C'est sûr que les émotions vont toujours être là quand l'une d'entre nous fait moins bien, a déclaré Justine. Ça nous arrache le coeur quand les choses vont moins bien et on a envie de skier pour l'autre. »
Autre atout majeur : l'expérience de Chloé. La cadette des soeurs en sera à ses troisièmes Jeux après Vancouver et Sotchi.
« Les premiers Jeux, tu ne le réalises pas que tu es là parce que tout va vite, a avoué Chloé. Lors des deuxièmes, tu es plus consciente de ce qui se passe. Moi, j'étais plus en contrôle la deuxième fois. »
Visiblement, la préparation psychologique des soeurs semble adéquate. Justine ne se met pas la pression de devoir défendre sa médaille d'or olympique. « Je n'ai pas besoin de défendre ce titre. La médaille de Sotchi est à moi à vie et personne ne pourra me l'enlever. La seule envie que j'ai, c'est d'en gager une autre. »
Avant de se projeter sur le podium de Pyeongchang, les soeurs doivent passer par le processus de qualification qui s'est amorcé à Val St-Come et qui se terminera moins d'un mois avant le début des Jeux.