dimanche, décembre 11, 2016

Dicaire a plus qu'attiré les regards en 2016

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Marie-Ève Dicaire
Marie-Ève Dicaire (Source d'image:Courtoisie Groupe Yvon Michel)

MONTRÉAL - De tous les nouveaux venus qui ont émergé sur la scène pugilistique québécoise en 2016, c’est assurément Marie-Ève Dicaire qui a suscité le plus de curiosité et d’intérêt.
Disputant son cinquième combat cette année et son sixième depuis le début de sa carrière, Dicaire a encore une fois offert l’un des combats les plus intéressants présentés samedi au Casino de Montréal en battant la Mexicaine Paty Ramirez par décision unanime des juges.

Ramirez était la première adversaire qui a déjà combattu en championnat du monde que Dicaire affrontait et elle s’en est plutôt bien tirée en remportant tous les rounds sur les cartes de deux des trois juges. Le troisième juge a donné deux rounds à Ramirez, mais cela importait peu.
« Je suis restée en contrôle tout le long. Je savais que c’était vraiment une meilleure adversaire que les autres. C’est certain qu’il fallait s’attendre à un peu plus d’adversité et que ce ne serait pas tout ce que j’essaierais qui fonctionnerait, s’est réjoui Dicaire après sa sixième victoire.
« Je savais que je n’aurais pas le droit à l’erreur pendant ce combat-là et c’est pourquoi j’ai vraiment été très fidèle à la stratégie de mes entraîneurs. Il y a des rounds qui ont peut-être paru serrés parce qu’il y a peut-être eu moins d’échanges, mais je pense que j’ai su m’imposer. »
Contrairement à ses précédentes sorties, Dicaire a encaissé sa part de coups contre Ramirez. La Mexicaine a profité de la pression continuelle exercée par la Québécoise pour atteindre plusieurs fois la cible, mais la principale intéressée prétend ne jamais avoir été dérangée.
« Elle ne m’a pas fait mal, a assuré Dicaire. C’était une adversaire qui était un peu plus pesante que les autres alors c’est certain que les coups étaient un petit peu plus francs. C’était une bonne boxeuse, plus qu’une bagarreuse. Ainsi, quand j’esquivais, j’étais toujours près de ses coups. Mais je ne me suis jamais sentie en danger ou ébranlée pendant ce combat-là.
« Ç’a été un de mes meilleurs combats par rapport à la qualité de l’adversaire. Elle m’a touché un peu plus, c’est certain, mais en analysant la performance que j’ai livrée, je peux dire que la vitesse était là et que je ne tombais pas dans ses coups. J’ai fait les choses qu’on m’a demandées, surtout de suivre la stratégie, et je peux dire mission accomplie de ce côté-là. »
Dicaire devrait normalement être de la prochaine carte de Groupe Yvon Michel (GYM) au Casino de Montréal le 9 février, endroit où elle est devenue une véritable tête d’affiche. Elle est une des rares qui incitent les amateurs à s’époumoner à scander son nom afin de l’encourager.
« Je sens que le peuple québécois est derrière moi dans chacun de mes combats et ça vaut certainement tout l’or du monde, a reconnu Dicaire. Un jour, je pourrai dire que les amateurs ont contribué à mon championnat du monde et qu’ils auront été de chaque étape, dès le début.
« Mais pour être honnête, ç’a vraiment été plus vite que je ne le pensais. Je pensais être classée mondialement qu’après mon sixième ou septième combat et qu’on parlerait ensuite de moi sur la scène internationale et dans les médias. C’est vraiment arrivé très tôt à ma grande surprise. »
D’ailleurs GYM semble avoir de grands projets en 2017 pour Dicaire, qui possède assurément le charisme et le talent pour permettre à la boxe féminine d’atteindre un nouveau sommet. Il ne serait pas étonnant qu’elle se batte au Centre Bell ou au Centre Vidéotron prochainement.

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