samedi, juillet 04, 2015

Tous les yeux rivés sur Burris

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Publié le 04 juillet 2015 à 05h00 | Mis à jour à 05h00
Avec la malédiction qui semble frapper les quarts-arrière... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)
PATRICK WOODBURY, ARCHIVES LEDROIT

Avec la malédiction qui semble frapper les quarts-arrière dans la LCF, une attention particulière sera portée à Henry Burris.

Henry Burris entamera le premier match à domicile du Rouge et Noir, mais est-ce qu'il sera en mesure de le compléter?
La question se pose à quelques heures de la visite des Lions de la Colombie-Britannique, samedi soir, à la Place TD. Cinq équipes ont déjà perdu les services de leur quart-arrière partant. Tout ça avant même la fin de la deuxième semaine d'activité dans la LCF.
Jeudi à Winnipeg, ce fut le tour à Drew Willy de se faire plaquer solidement. Il rejoint les Darian Durant, Jonathan Crompton et Mike Reilly sur la liste des blessés. C'est sans compter que Ricky Ray a entamé la saison à l'infirmerie.
«C'est incroyable de voir cette hécatombe... C'est inquiétant», a avoué Burris, l'aîné des quarts à l'âge de 40 ans.
Pas blessé souvent
Ce dernier a été chanceux durant sa quinzaine de saisons dans la Ligue canadienne. Il n'a jamais été blessé sérieusement après avoir été sonné par un adversaire.
«J'ai raté presque une saison complète en raison d'une blessure à un genou. Une blessure subie en raison du gazon artificiel et non un plaqué», a rappelé Burris, qui n'avait disputé que trois parties en 1999 chez les Stampeders de Calgary.
Burris ne s'inquiète pas pour son sort contre les Lions. Le Rouge et Noir a pris les moyens pour bien le protéger en 2015, embauchant le bloqueur SirVincent Rogers.
L'impact a été immédiat.
Burris n'a été victime que d'un sac contre les Alouettes, la semaine dernière, à Montréal. Puis Rogers s'est porté à la défense de son coéquipier lorsque des joueurs adverses le narguaient après des jeux.
Ce qui préoccupe le vétéran quart, c'est plutôt son rendement. Il veut connaître un meilleur début de match que lors de la sortie précédente.
«On apprend à se connaître. Ça s'en vient bien, même s'il reste encore un peu de travail. Je ne peux pas promettre que d'autres pépins ne se reproduiront pas.»
Henry Burris
Les Alouettes l'avaient intercepté à trois reprises durant la première demie. Deux ont été le résultat de mauvaises décisions de sa part. L'autre? Un problème de communication entre un coéquipier et lui.
«On apprend à se connaître. Ça s'en vient bien, même s'il reste encore un peu de travail. Je ne peux pas promettre que d'autres pépins ne se reproduiront pas», a-t-il averti.
Burris a hâte de jouer. Il avait aussi hâte de se coucher tôt, hier. Il avait dû se lever au petit matin afin d'effectuer une tournée de stations de radio et télé de la capitale.
Tout ça pour mousser le premier match local des siens.
Être craint
Les amateurs ont hâte de voir si le Rouge et Noir pourra dupliquer son exploit de la semaine précédente et gagner un deuxième match consécutif pour la première fois de sa jeune histoire. «Cette victoire est un aperçu de ce dont nous sommes capables», a soutenu le demi défensif Abdul Kanneh, qui a réussi un sac contre les Alouettes.
Un plaqué qui a mis fin à la saison d'un autre quart, Dan LeFevour.
«Les équipes adverses doivent nous craindre. Car si elles n'ont pas peur de notre défensive, ça veut dire que nous ne faisons pas notre travail correctement», a ajouté Kanneh.
Anthony Alix... (Martin Roy, LeDroit) - image 4.0
Anthony Alix
MARTIN ROY, LEDROIT

Alix, le botteur... et cogneur

Il n'adore pas seulement botter. Anthony Alix aime bien lancer le ballon.
«Et aussi plaquer», précise le joueur québécois du Rouge et Noir. Le botteur de dégagement l'a démontré, la semaine dernière, dans une victoire à Montréal.
Alix a réussi un jeu truqué sur un troisième essai qui a pavé la voie, quelques minutes plus tard, au premier touché des siens. Il a porté le ballon sur neuf verges au lieu de le dégager, profitant au passage de quelques beaux blocs de ses coéquipiers.
«J'ai déjà joué au rugby pendant quatre ans en France avant de déménager au Québec, souligne-t-il. J'aime courir. J'aime frapper. J'étais excité quand les entraîneurs m'ont donné le feu vert. Il restait quatre verges à gagner pour le premier essai.»
Un jeu que le Rouge et Noir a répété à quelques reprises durant ses entraînements. Un jeu qui a plu à Alix, embauché en mai.
«J'étais excité de venir à Ottawa car je sais à quel point l'équipe aime les jeux truqués. Ils en ont tenté neuf l'an dernier. Les entraîneurs ont vu qu'ils pouvaient me faire confiance.»
Mais ce que ses patrons veulent avant tout, c'est qu'il réussisse ses bottés de dégagement. Ce qui ne fut pas toujours le cas durant le camp d'entraînement.
Ce qui avait poussé le directeur général Marcel Desjardins à dire qu'Alix et Delbert Alvarado, qui s'occupe des bottés de placement, s'avéraient un point d'interrogation pour le Rouge et Noir. Un commentaire qui n'avait pas échappé aux deux principaux intéressés.
Le duo a répondu en connaissant une bonne sortie contre les Alouettes.
«J'étais un peu stressé avant cette partie. Ça faisait deux ans que je n'avais pas joué dans la ligue, note Alix, qui avait évolué chez les Argonauts de Toronto en 2012.
«Je devais bien faire, sinon on allait peut-être me tasser.»
C'est tout le contraire qui s'est produit. On l'a gardé à Ottawa. Il est encore membre à part entière du Rouge et Noir. Et ce ne serait pas surprenant de le voir à nouveau impliqué dans un jeu truqué contre les Lions, samedi soir, à la Place TD.

Serena Williams et Maria Sharapova qualifiées pour les huitièmes

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Serena Williams
Serena Williams (Source d'image: PC )

LONDRES - Après avoir remporté la manche initiale en seulement 25 minutes, laissant croire qu'elle disputerait un autre match de routine, l'Américaine Serena Williams a frôlé la porte de sortie à Wimbledon vendredi.
La première joueuse mondiale a surmonté trois bris de service lors du dernier set avant de se défaire de la Britannique Heather Watson par un score de 6-2, 4-6, 7-5, à l'issue d'un duel qui a duré 2 h 14.
« Honnêtement, je ne croyais pas que j'allais gagner ce match. Comment je m'en suis sortie, je ne le sais vraiment pas.
« Elle a tout fait tellement bien. J'étais incapable de suivre le rythme. Parfois, il arrive que ce ne soit pas votre journée. J'ai pensé à un certain moment que ce n'était peut-être pas ma journée. »
Ce ne sont pourtant pas les occasions qui ont manqué pour Watson. L'athlète de 23 ans, 59e au monde, a pris une avance de 3-0 lors de la manche décisive grâce à deux bris, avant de voir Williams gagner les quatre jeux suivants.
Après avoir égalé le score, Watson s'est de nouveau placée en position pour créer la plus grande surprise du tournoi, réalisant un autre bris. Malgré l'appui du public londonien, Watson n'a pu capitaliser, et Williams a mis fin au passionnant duel lors du 12e jeu, au service de sa rivale et à sa troisième balle de match.
« Lorsqu'elle a besoin de frapper un coup le long de la ligne ou de réussir un coup gagnant, elle le fait, a noté Watson. Et c'est ce qu'elle a fait. »
Du coup, Williams maintient l'espoir de boucler le Grand Chelem en 2015, après ses conquêtes en Australie et à Paris.
Si elle signe un sixième triomphe en carrière à Wimbledon, Williams sera en possession des quatre titres majeurs puisqu'elle a gagné les Internationaux des États-Unis en septembre dernier.
Au prochain tour, Serena affrontera sa soeur Venus, qui a eu la tâche beaucoup plus facile contre la Serbe Aleksandra Krunic, l'emportant 6-3, 6-2 en 70 minutes. Ce sera le 26e duel entre les frangines et Serena mène la série 14-11. Ce sera par ailleurs le premier rendez-vous entre les deux soeurs à un tournoi majeur depuis la victoire de Serena en finale de Wimbledon, en 2009.
« Elle est en meilleure forme que moi, a affirmé Serena au sujet de sa soeur aînée, et je crois qu'elle a un léger avantage. Mais au moins une de nous deux participera aux quarts de finale, ce qui est bon. »
« C'est dommage que ce soit si tôt », a-t-elle aussi fait remarquer.
Plus tôt en journée, l'Américaine CoCo Vandeweghe a poursuivi son parcours de rêve vendredi en accédant à la deuxième semaine d'activités de Wimbledon pour la première fois de sa carrière.
Vandeweghe, classée 47e, a facilement battu l'Australienne Samantha Stosur en deux manches de 6-2, 6-0 au troisième tour du tournoi majeur. Elle n'a mis qu'une heure pour y parvenir.
L'issue de la rencontre entre Maria Sharapova et la 29e tête de série Irina-Camelia Begu s'est révélée un peu plus prévisible, la Russe disposant de sa rivale 6-4, 6-3 sur le court no 1.
D'autre part, la Suissesse Belinda Bencic a stoppé Bethanie Mattek-Sands, éliminant l'Américaine qui pointe au 158e échelon mondial en sets consécutifs. Bencic l'a emporté 7-5, 7-5 dans un match marqué par 10 bris et qui s'est prolongé pendant une heure et 49 minutes sur le court no 18.
L'ancienne numéro un mondiale Victoria Azarenka, maintenant 23e au monde, a elle aussi franchi le troisième tour grâce à une victoire en des sets identiques de 6-4 contre la Française Kristina Mladenovic.

L'occasion pour l'Impact de se racheter contre David Villa et le New York City FC

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Dilly Duka
Dilly Duka (Source d'image: Vincent Éthier )

MONTRÉAL - L'Impact de Montréal accueillera la vedette internationale David Villa et l'équipe d'expansion du New York City FC ce samedi à 20 h au Stade Saputo. L'équipe tentera de prendre sa revanche contre les New Yorkais après avoir perdu le premier duel entre les deux clubs 3-1 au Yankee Stadium, il y a quelques semaines.
« Nous n'avions pas joué un bon match dans la défaite à New York, a indiqué l'entraîneur-adjoint Mauro Biello. Le match de samedi est extrêmement important pour nous. Ils sont tout justes derrière nous au classement. Il est donc important de rebondir et d'obtenir un bon résultat contre eux. »
L'Impact connaît beaucoup de succès à domicile, ayant remporté ses quatre derniers matchs au Stade Saputo. L'équipe disputera d'ailleurs six de ses huit prochains matchs à la maison.
« Nous savons que ce sera un match difficile en raison de la qualité de l'effectif de New York City, a ajouté le milieu de terrain Dilly Duka. Mais nous sommes très à l'aise à la maison. Nos supporters sont fantastiques et notre terrain est impeccable. Nous voulons en tirer avantage après avoir perdu là-bas. »
Le joueur désigné Frank Lampard a participé à sa première semaine d'entraînement et l'arrivée d'Andrea Pirlo est imminente, mais les deux joueurs ne seront pas disponibles avant l'ouverture de la fenêtre des transferts internationaux le 8 juillet.
Toutefois, le NYCFC s'amène à Montréal avec l'international espagnol David Villa qui mène son équipe avec six buts et quatre passes décisives, tandis que Mehdi Ballouchy et Patrick Mullins (3B, 2P) ont aussi aidé l'équipe à l'attaque depuis le début de la saison.
« C'est une très bonne équipe avec un bon personnel, a indiqué Ambroise Oyongo. C'est un match important pour les deux équipes, puisque nous revenons d'un voyage difficile et qu'ils ont perdu leur match de derby (contre les Red Bulls). Il ne faut pas trop se concentrer sur leurs vedettes comme David Villa, mais davantage sur le match et la victoire. »
Du côté du Bleu-blanc-noir, Maxim Tissot est présentement avec l'équipe nationale canadienne en vue de la Gold Cup, tandis que le capitaine de l'Impact Patrice Bernier devra rater la rencontre en raison d'une suspension, après avoir été expulsé du match nul de 2-2 samedi dernier à Philadelphie. Lors de ce match, Ignacio Piatti et Jack McInerney ont tous les deux marqué leur quatrième but de la saison.