mardi, mars 31, 2015

Une saison de baseball fort intéressante en vue

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31 mars 2015 |Frédéric Daigle - La Presse canadienne | Actualités sportives
Si les Blue Jays de Toronto ont mis le paquet — cinq ans et 82 millions $ — pour embaucher Martin, ce n’est certainement pas pour les aider à terminer derrière les Yankees et les Red Sox dans l’Est de l’Américaine.
Photo: Kathy Willens Associated Press
Si les Blue Jays de Toronto ont mis le paquet — cinq ans et 82 millions $ — pour embaucher Martin, ce n’est certainement pas pour les aider à terminer derrière les Yankees et les Red Sox dans l’Est de l’Américaine.
Le mois de mars est celui de tous les espoirs dans le baseball majeur. Tout le monde se trouve à égalité dans les blocs de départ et toutes les équipes rêvent à un long mois d’octobre. Comme à chaque saison, 2015 apportera son lot d’histoires mémorables, mais également de cruelles déceptions. Voici quelques-unes de ces histoires à surveiller que vous propose La Presse canadienne :
 
A-Rod, le retour
 
Qu’on le veuille ou non, le retour au jeu d’Alex Rodriguez avec les Yankees de New York représente l’une des plus grosses attractions du calendrier 2015.
 
Après avoir souhaité s’en départir et constaté que cela était impossible, les Yankees ont joué la ligne dure avec lui, l’avisant que s’il devait percer leur formation, ce ne serait plus comme troisième-but partant. Rodriguez les a sûrement surpris en se montrant repentant — qu’on croie ses excuses ou pas — et en travaillant d’arrache-pied au camp d’entraînement pour tenter d’amorcer la saison comme frappeur de choix des Bombardiers du Bronx.
 
Jusqu’ici, ça semble mission accomplie pour A-Rod: le gérant des Yankees, Joe Girardi, et le directeur général, Brian Cashman, ont récemment déclaré qu’il ne leur avait pas laissé le choix au camp. Ses statistiques sont intéressantes: moyenne au bâton de ,324 et moyenne de puissance de ,595. Les Yankees s’accommoderaient parfaitement d’un pareil rendement en saison.
 
Joe Maddon, pourfendeur de chèvre?
 
À chaque saison, les dirigeants des Cubs de Chicago et leurs indéfectibles partisans se demandent si la malédiction de Billy Goat prendra fin et s’ils pourront enfin, après plus de 100 ans, goûter à une victoire en Série mondiale. Theo Epstein, grand patron des opérations baseball, a fait tout ce qui était en son pouvoir cet hiver en embauchant le gérant Joe Maddon et en acquérant les services de l’as lanceur partant Jon Lester sur le marché des joueurs autonomes.
 
Après avoir fait des miracles avec les Rays de Tampa Bay au sein d’une organisation dépourvue de moyens, Maddon sera-t-il capable d’emmener les Cubs jusqu’au bout? La malédiction ne se laissera pas dompter facilement: déjà, Lester souffre d’un «bras inerte» («dead arm») depuis le début du camp et les travaux de réfection du vénérable Wrigley Field connaissent des ennuis, forçant les proprios à annoncer la semaine dernière qu’ils dureront un an de plus que prévu.
 
La meilleure rotation des majeures
 
Après avoir mis la main sur Max Scherzer moyennant 210 millions $US pour sept ans, les Nationals de Washington présenteront une rotation de rêve, du moins sur papier: Scherzer, Jordan Zimmermann, Stephen Strasburg, Gio Gonzalez et Doug Fister. Le jeune Tanner Roark, qui a remporté 15 victoires l’an dernier, semble pour l’instant être destiné à la longue relève ainsi qu’aux départs occasionnels.
 
Plusieurs experts concèdent déjà aux Nationals le titre dans la division Est de la Ligue nationale, mais pour que cela se concrétise, cette rotation devra tenir le coup toute la saison.
 
Russell Martin, le Chevalier bleu?
 
Partout où il a joué, Russell Martin a participé aux séries éliminatoires : avec les Dodgers de Los Angeles (2006, 2008, 2009), les Yankees de New York (2011, 2012) et les Pirates de Pittsburgh (2014).
 
Il est vrai que ces clubs n’ont pas tous atteint le tournoi automnal en raison de la présence du receveur québécois dans leur formation, mais il a assurément fait partie de l’équation. Et est-ce vraiment un hasard si les Pirates, après plus de 20 ans, ont accédé aux séries une fois que Martin s’est joint à eux ?
 
Les Blue Jays de Toronto ont mis le paquet — cinq ans et 82 millions $ — pour embaucher Martin, et ils ne l’ont certainement pas fait pour qu’il les aide à terminer derrière les Yankees et les Red Sox dans l’Est de l’Américaine. Sera-t-il celui qui ramènera les Jays en séries après plus de 20 ans ?
 
Tampa Bay et Oakland
 
Évidemment, à Montréal, la situation des Rays et des Athletics d’Oakland — plus particulièrement de leur stade respectif— est peut-être autant d’actualité qu’en Floride et en Californie.
 
Stuart Sternberg, le propriétaire des Rays, a déjà indiqué que la situation le préoccupait après que le conseil municipal de St. Petersburg lui eut refusé le droit d’explorer d’autres options dans la région. Du côté des A’s, le commissaire du baseball majeur, Rob Manfred a déclaré pendant le camp d’entraînement que le dossier d’un nouveau stade est primordial.
 
Le temps est compté pour ces deux formations: Sternberg a clairement indiqué que s’il n’avait pas un nouveau stade, il «chercherait d’autres options», tandis que le O.co Coliseum d’Oakland est un amphithéâtre vétuste qui ne répond plus aux besoins d’une équipe professionnelle.
 
Depuis cinq ans, ces deux équipes se sont retrouvées plus souvent qu’autrement parmi les deux pires des ligues majeures au chapitre des assistances. Oakland (2011) et Tampa Bay (depuis 2012) se sont d’ailleurs retrouvés bons derniers au cours des quatre dernières années.

Le retour inattendu de Nicole Vaidisova

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Le retour inattendu de Nicole Vaidisova
PHOTO D'ARCHIVES
Jessica Lapinsky
À 18 ans, Nicole Vaidisova était septième au monde. Deux années auparavant, elle avait percé le top 100, puis avait atteint la demi-finale de Roland-Garros à 17 ans et quelques semaines.
La Tchèque était un prodige. Elle marchait dans les pas de Maria Sharapova, championne de Wimbledon à 17 ans, grande et blonde comme elle, qui avait également appris son tennis à l’école de Nick Bollettieri. On les comparait, et en raison de son look, on la comparait aussi à Anna Kournikova, un refrain qu’a d’ailleurs entendu Eugenie Bouchard depuis ses débuts sur le grand circuit.
Son premier titre de la WTA, elle n’avait que 15 ans, trois mois et des poussières lorsqu’elle l’a enlevé. C’était à Vancouver, en 2004, face à l’Américaine Laura Granville, une fille de huit ans son aînée. Il s’agissait seulement de son troisième tournoi chez les professionnelles. Vaidisova devenait alors la sixième plus jeune joueuse de l’histoire à soulever un trophée de la WTA.
Dans le tennis moderne, c’est phénoménal. On n’avait plus vu d’athlète aussi précoce depuis la grande Martina Hingis, gagnante de cinq titres du Grand Chelem en simple.
Après son carré d’as à Roland-Garros, la Tchèque a réédité l’exploit en Australie l’année suivante. Quand on atteint deux fois les demi-finales d’un tournoi majeur à un si jeune âge, on a la vie devant soi. Ce n’est qu’une question de temps avant qu’on ne le porte à bout de bras le convoité trophée.
La chute
Pour Vaidisova, l’histoire n’a pas connu une suite aussi heureuse. Aux séquences de victoires ont succédé des séquences de revers difficilement explicables. Après une excellente saison 2007, elle a amorcé une chute effrayan­te et inattendue. En 2008, entre Indian Wells et Roland-Garros, elle n’a remporté aucun match, encaissant cinq défaites de suite. Elle a glissé hors du top 20, puis du top 30. Fin 2009, à 20 ans, elle n’était plus que 187e.
La jeune raquette a joué son dernier match de la WTA à Memphis, en février 2010. Quelques semaines plus tard, elle tentait sa chance dans un ultime tournoi Challenger, mais après avoir perdu d’entrée face à la 484e mondiale, Heather Watson, elle décida de délaisser le tennis.
Pour de bon, croyait-on: à la lumière de ses récentes performances, elle n’avait plus la motivation pour remonter la pente ardue qui se présentait devant elle. On mettait en doute son entraîneur de longue date, son beau-père, Alex Kodat.
L’oubli
Puis elle s’est mariée avec un compatriote de 11 ans son aîné, Radek Stepanek, un joueur de tennis comme elle. Leur union a pris fin trois ans plus tard.
On l’avait un peu oubliée, Nicole Vaidisova. Elles sont nombreuses ces joueuses qui ont passé leur jeunesse à trimer dur sur les courts, qui ont «sacrifié» leur adolescence, puis qui, prématurément, ont rangé leur raquette dans l’espoir de renouer avec une vie normale.
Puis, le retour
On l’avait oubliée jusqu’à ce qu’elle s’inscrive à un tournoi Challenger, à la fin de l’année dernière. Un retour discret, loin des projecteurs, à Albuquer­que, au Nouveau-Mexique, où elle s’est inclinée à sa deuxième rencontre.
À bientôt 26 ans, elle a roulé sa bosse dans l’antichambre de la WTA, obtenant quelques bons résultats. Puis elle a accepté une invitation pour le tournoi de Miami, où elle a livré une bonne bataille à la troisième au monde, Simona Halep, avant de plier bagage.
Elle revient sans attentes tout en mentionnant au passage qu’elle n’en a jamais eu marre du tennis, comme l’avaient laissé croire les rumeurs de l’époque. «Je n’ai jamais dit que je ne jouerais plus, a-t-elle déclaré la semai­ne dernière. J’ai dû subir deux opérations à l’épaule, ce fut un long processus, amorcé il y a trois ans.»
Après avoir pris du temps pour vivre une vie «normale», après avoir suivi quelques cours universitaires de psychologie, voilà que le prodige renoue avec ses premières amours.
Sans la pression de la gloire attendue, cette fois.

L’as de la semaine

Les sœurs Williams
Quelque chose a changé chez les sœurs Williams. Elles ont renoué avec certains tournois qu’elles ne disputaient plus depuis des années, comme Montréal ou Indian Wells, et voilà qu’elles sont plus engagées à porter les couleurs de leur pays en Coupe Fed.
Après avoir qualifié les États-Unis pour le match de barrage du Groupe mondial, en février, Serena et Venus ont déclaré qu’elles souhaitaient affronter l’Italie le mois prochain. Les Américaines tenteront alors de retrouver leur place parmi les huit meilleures nations.
Les États-Unis, vainqueurs à 17 reprises en Coupe Fed, n’ont plus soulevé le trophée depuis 2000. Si les sœurs mettent la main à pâte, leur prochaine victoire n’est peut-être pas trop loin.

La double faute

Eugenie Bouchard
Le retour inattendu de Nicole Vaidisova
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Tatjana Maria n’est pas une mauvaise joueuse, peu importe ce que dit son classement. À ce niveau, il n’y a pas de mauvaises joueuses. Mais disons que ses principaux faits d’armes ont été réalisés sur le circuit ITF et qu’elle n’a jamais réussi de coups d’éclat sur la WTA.
Enfin, pas jusqu’à samedi, quand elle a battu Eugenie Bouchard en deux manches, servant même un 6-0 à la sixième favorite au «set» initial. Si Maria mérite de bons mots pour sa performance, «Genie», elle, mérite une bonne tape sur les doigts. Pour un deuxième tournoi de suite, la voilà éliminée par une joueuse largement à sa portée.
Mieux vaut que Bouchard se ressaisisse vite, car elle aura de précieux points à défendre au cours des mois à venir. Cela commence au tournoi de Charleston, la semaine prochaine.