vendredi, février 27, 2015

Venus a le numéro d’Agnieszka

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27 février 2015 |Agence France-Presse | Tennis
Venus Williams l’a emporté en trois sets contre Agnieszka Radwanska.
Photo: Osama Faisal Associated Press
Venus Williams l’a emporté en trois sets contre Agnieszka Radwanska.
Doha, Qatar — Venus Williams aime décidément battre Agnieszka Radwanska : comme aux Internationaux d’Australie, l’Américaine a dominé la Polonaise au compte de 6-4, 1-6 et 6-3 au tournoi WTA de Doha jeudi pour s’offrir une demi-finale face à la Bélarusse Victoria Azarenka.
 
« Notre dernière rencontre s’était aussi jouée en trois sets. Quand, à 5-1, je pensais que j’allais gagner, elle n’a plus fait que des coups gagnants. C’était vraiment un défi et je suis heureuse d’en sortir gagnante », a commenté l’aînée des soeurs Williams après sa sixième victoire en sept rencontres contre des joueuses du top 10 mondial.
 
« Je pense même qu’elle a mieux joué qu’en Australie. Mais à chaque fois, ça se joue en trois manches : personne ne vous donne des points et vous devez vous battre encore et encore, vous battre sur tous les points. Je présume que ce sera encore plus dur demain [vendredi] », a ajouté Williams, 17e joueuse mondiale.
 
Duel d’anciennes no 1
 
Azarenka, tombée au 48e rang du classement WTA en raison de blessures en 2014, est sortie victorieuse jeudi du duel d’anciennes no 1 mondiales face à la Danoise Caroline Wozniacki (no 5), 6-3 et 6-1.
 
« Je suis enthousiaste parce que je joue si bien et que j’adore l’ambiance d’ici. Ca m’a beaucoup manqué l’an passé, alors j’essaie de rattraper le temps perdu en restant ici le plus longtemps possible », a expliqué Azarenka, victorieuse à Doha lors de ses deux dernières visites en 2012 et 2013.
 
Face à Williams, qui revient fort après une série de blessures aussi, Azarenka devra faire preuve de la même pugnacité et de la même réussite, car lors de leurs quatre premières confrontations, l’Américaine avait toujours eu le meilleur.
 
« Heureusement que je suis encore loin de ma meilleure forme, parce que je ne veux pas me sentir comme si je ne pouvais plus m’améliorer. À chaque match, il existe toujours la possibilité de mieux jouer, et c’est ce à quoi je m’attends en entrant sur le court. J’essaie juste d’être meilleure que mon adversaire du jour », a expliqué Azarenka, double gagnante des Internationaux d’Australie.
 
L’autre demi-finale mettra aux prises l’Espagnole Carla Suárez, tombeuse de la Tchèque Petra Kvitová 3-6, 6-0 et 6-3, et la Tchèque Lucie Safárová, qui a battu l’Allemande Andrea Petkovic 6-2 et 6-1.

À l’image des Ali, Leonard et Tyson, Adonis Stevenson ambitionne de devenir une vedette populaire

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 Adonis Stevenson
Francis Paquin
MONTRÉAL - Après être devenu champion du monde des poids mi-lourds du WBC et avoir ensuite défendu son titre quatre fois, Adonis Stevenson est prêt pour une nouvelle étape.
À l’image des Muhammad Ali, Sugar Ray Leonard et Mike Tyson, le Québécois ambitionne maintenant de devenir une vedette populaire qui sera en mesure de transcender son sport.
C’est exactement la chance que la série Premier Boxing Champions lui offrira, puisque son combat contre l’Australien Sakio Bika, prévu le 4 avril au Colisée Pepsi, sera télédiffusé sur les ondes de CBS, un réseau généraliste accessible dans tous les foyers américains.
« CBS, c’est 10, 20, 30 et même 100 millions de personnes qui pourraient me voir, s’est imaginé Stevenson en conférence de presse vendredi. C’est une grosse différence par rapport au million de gens qui pouvaient me voir (auparavant sur Showtime). C’est vraiment plus intéressant. »
Mais qui dit davantage de visibilité dit également une certaine obligation à en donner plus afin de rallier de nouvelles personnes à sa cause. Malgré tout, le champion ne ressent absolument pas ce poids sur ses épaules, car il a continuellement à faire ses preuves à chaque combat.
« Je suis un vieux vétéran. Je sais exactement ce que j’ai à faire, explique le gaucher. Je suis très bien entraîné, et après tout, c’est moi qui suis assis sur le trône. Je ne ressens pas de pression. »
Comme il l’avait fait avec ses deux adversaires précédents - Andrzej Fonfara et Dmitry Sukhotsky -, Stevenson voue un certain respect à Bika. Il a d’abord été l’un de ses partenaires d’entraînement et l’ancien champion des super-moyens du WBC est loin d’être un néophyte.
Le boxeur d’origine camerounaise s’est en effet déjà incliné devant Joe Calzaghe, Lucian Bute, Andre Ward et Anthony Dirrell et ne s’est surtout jamais fait passer le knock-out en 41 combats depuis le début de sa carrière. Il totalise 250 rounds d’expérience contre 110 pour Stevenson.
« Je m’attends à un combat vraiment rude et tough, parce que Bika est un gars tough, analyse le Blainvillois. Je sais qu’il ne viendra pas en touriste. Et c’est un gars qui est brave et fonceur. »
« Je ne suis pas venu pour parader, confirme Bika. Je ne me soucie pas tellement de sa force de frappe, car je suis certain que je peux prendre ses coups. Mais peut-il prendre les miens? Si oui, alors que le meilleur gagne! Reste qu’il est un grand champion et un excellent boxeur. »
À ceux et celles qui pourraient être tentés de croire que Bika s’avérera une cible facile étant donné que Bute l’a battu par décision unanime des juges en juin 2007, il rappelle que beaucoup d’eau a coulé sous les ponts depuis et qu’il ne s’était pas si mal tiré contre Bute à l’époque.
« J’étais très jeune à ce moment-là. Et je me dis encore aujourd’hui que j’avais gagné le combat. Mais il était présenté au Canada et j’ai fini par accepter la défaite, avoue l’aspirant. Maintenant, je possède beaucoup plus d’expérience et j’ai pu profiter d’un très bon encadrement depuis. »
D’ici au 4 avril, les deux boxeurs retrouveront leur camp d’entraînement qui est déjà commencé depuis quelques semaines. Bika sera du côté de Saint Louis au Missouri, tandis que Stevenson restera à Montréal pour la première fois depuis qu’il est sous la férule de Javan « Sugar » Hill.
Stevenson a précisé que ce changement s’explique par son désir de ne pas s’entraîner deux fois au même endroit, ce qui le motive davantage. À noter qu’Aaron Pryor fils, à qui il a passé le knock-out en décembre 2011 à Montréal, figure au nombre de ses partenaires d’entraînement.

T.J. Dillashaw est prêt à éliminer Renan Barao à l'UFC 186

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T.J. Dillashaw 
Nicolas Landry
MONTRÉAL – Renan Barao était un véritable monstre et T.J. Dillashaw l’un des plus grands négligés de l’histoire de l’UFC lorsque les deux combattants ont été confrontés pour la première fois, en mai dernier.
Dillashaw aurait eu toutes les raisons de trembler de peur lorsqu’il a franchi la porte de l’octogone pour se frotter à l’indestructible Brésilien, qui à l’époque n’avait pas subi la défaite à ses 33 combats précédents. La suite est bien connue : l’aspirant a ridiculisé le champion, exposant des carences insoupçonnées et levant le voile sur une vulnérabilité jusque-là impensable.  
Mais malgré l’ampleur de la surprise qu’il a causée ce soir-là, jamais T.J. Dillashaw n’a été plus nerveux que le jour où Barao ne s’est pas présenté à leur deuxième rendez-vous. En effet, à 24 heures du combat revanche prévu à Sacramento, la ville d’adoption du nouveau roi de la division des poids coqs, Barao est tombé malade en tentant de retrancher les derniers kilos l’empêchant de respecter la limite de poids et a dû déclarer forfait.
Sans préavis, Dillashaw fut placé devant des adversaires pour lesquels il n’était pas préparé : l’incertitude, le doute, le chaos. Sa routine fut brisée et des compromis exigés. L’UFC lui trouva rapidement un nouvel adversaire, un relatif inconnu du nom de Joe Soto. Peu importe sa décision, il serait désormais celui qui devrait vivre avec la pression.
« Soudainement, je n’avais plus rien à gagner et tout à perdre, évoquait Dillashaw lors d’un passage éclair à Montréal cette semaine. C’est la chose la plus folle qui me soit arrivée et ce fut très lourd à supporter. Non seulement j’ai dû rester debout jusqu’à 2 h du matin pour filmer, dans mon garage, du contenu promotionnel pour le nouveau combat, mais j’ai dû complètement modifier mon plan de match. Penser à tout ça tout en m’assurant de me réhydrater adéquatement, ça a été assez dur sur les nerfs. »
Incapable de mettre de l’ordre dans ses idées, Dillashaw est allé chercher de l’aide. Pour la première fois de sa carrière, il a fait appel aux services d’un psychologue sportif.
« J’ai toujours été un compétiteur très solide mentalement, mais ce soir-là, c’en était trop. J’avais besoin de quelqu’un pour m’aider à me calmer, pour me recentrer vers la tâche qui m’attendait. Je devais sauver un gala à moi tout seul et j’avais une réputation à maintenir. J’ai dû me concentrer sur tout le positif qui pouvait ressortir de cette situation négative. »
Ça a fonctionné. Dillashaw s’est calmé, a retrouvé ses esprits et a éventuellement disposé de Soto de la même façon qu’il avait battu Barao la première fois, en lui passant le K.-O. au cinquième round.
Et pourquoi parle-t-il de tout ça aujourd’hui, deux mois avant la présentation de l’UFC 186 au Centre Bell, la deuxième date réservée pour le combat revanche contre le « Baron »? « Je suis persuadé que cette histoire a fait de moi un meilleur combattant », lance Dillashaw sur le ton confiant qui ne le quitte jamais.  
Si c’est réellement le cas, ça n’augure vraiment pas bien pour Renan Barao.
Le sixième round
Dillashaw pourrait entretenir une certaine rancune envers Barao. Il pourrait trouver qu’il n’est pas digne de remettre la main sur son ancienne ceinture, pas encore. Mais le Californien de 29 ans n’est pas aveugle. Il voit bien que dans le contexte actuel, les options potables ne courent pas les rues.
« Il mérite sa chance parce que Dominick (Cruz) est blessé, (Raphael) Assuncao aussi et que je n’ai pas l’intention de me battre avec Urijah (Faber, son coéquipier), observe le membre de Team Alpha Male. Il a été dominant pendant une décennie et il est toujours un grand athlète. Ce n’est pas parce que je l’ai dominé dans le premier combat qu’il n’est plus bon. Par contre, j’entends bien me débarrasser de lui encore plus vite la prochaine fois. Je serai dans sa face dès que la cloche sonnera, je reprendrai exactement où j’ai laissé. Pour moi, ça sera le début du sixième round. »
Dillashaw voit Barao dans sa soupe, une obsession qui frise maintenant l’indigestion. Depuis un an, toute sa préparation est axée vers ce seul et unique adversaire. Aussi bien en rire, mais il a hâte de passer à autre chose.
« Oui, c’est mon troisième camp d’entraînement pour ce gars-là, j’ai l’impression de me préparer pour lui depuis toujours! Mais ça rend mon travail beaucoup plus facile. Je ne laisserai rien au hasard pour ce combat, comme je l’ai fait pour tous mes combats précédents. On verra bien ce qu’il aura changé de son côté, mais je serai prêt. »
Dillashaw passera une partie de son camp près des siens, dans le berceau de Team Alpha Male à Sacramento, mais s’installera aussi temporairement au Colorado, où son entraîneur Duane Ludwig, un ancien combattant du UFC, a ouvert son propre gymnase après un bref séjour en Californie.
« Il ne me reste qu’à espérer qu’il fasse le poids cette fois, ou au moins qu’il reste en santé. Je ne veux pas avoir à prendre une décision inattendue pour la deuxième fois. Je veux le battre et le laisser derrière moi pour toujours. »

Lucie Safarova et Victoria Azarenka en finale à Doha

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Victoria Azarenka
Victoria Azarenka (Source d'image: Getty )
DOHA, Qatar - Victoria Azarenka s'est assurée sa place en finale du tournoi de Doha au Qatar après avoir comblé un déficit d'un set pour vaincre Venus Williams.
Double championne du tournoi, Azarenka a vaincu Williams 2-6, 6-2, 6-4.
« Venus m'a botté le derrière et je ne savais trop quoi faire. Au deuxième set, j'ai pris le contrôle du match », a commenté Azarenka.
Elle fera face à Lucie Safarova en finale samedi. Cette dernière a eu raison de Carla Suarez Navarro 6-3, 6-2 dans l'autre demi-finale.
La Tchèque no 3 a remporté sans grande difficulté son match qui a duré 77 minutes et au cours duquel Navarro a commis 21 fautes directes.
« C'est tellement excitant! J'ai si bien joué dans tous mes matchs, je suis donc satisfaite. J'ai travaillé fort dans l'entre-saison et j'ai haussé mon niveau de jeu. J'ai plaisir à jouer », a confié Safarova.