jeudi, février 05, 2015

TENNIS — FED CUP Sans Bouchard, le Canada devra trimer dur

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4 février 2015 21h15 | Martin Ouellet - La Presse canadienne à Québec | Tennis
La Montréalaise Françoise Abanda
Photo: Jacques Boissinot
La Presse canadienne
La Montréalaise Françoise Abanda
Privées de leurs figures de proue, les jeunes raquettes canadiennes devront trimer dur samedi et dimanche pour sauver la mise contre la République tchèque au premier tour du Groupe mondial I de la Fed Cup de tennis présenté au PEPS de l’Université Laval à Québec.

Pour que le Canada conserve sa place parmi les huit meilleures nations au monde, l’équipe du Canada devra trouver le moyen de combler le gouffre causé par les absences d’Eugenie Bouchard (7e au classement de la WTA) et d’Aleksandra Wozniak, blessée.

« C’est assez simple, pour y rester, il faut gagner des matchs cette année, sinon on se retrouvera dans le Groupe mondial II l’année prochaine », a déclaré le capitaine, Sylvain Bruneau, mercredi à l’occasion de la présentation des joueuses de l’équipe canadienne. « On n’a pas vraiment le choix, il faut gagner cette fois-ci, idéalement, ou sinon en avril, avec les éléments qu’on aura, peu importe. »

À Québec, les espoirs du Canada reposeront sur la Montréalaise Françoise Abanda (230e joueuse mondiale), les Ontariennes Sharon Fichman (134e, fiche de 22-9 en Fed Cup) et Gabriela Dabrowski (185e) et la recrue québécoise Charlotte Robillard-Millette (814e), âgée de 16 ans seulement.

Abanda, qui s’est qualifiée l’an dernier pour son premier tournoi du Grand Chelem aux Internationaux des États-Unis, a dit aborder cette première expérience en Fed Cup avec calme et confiance. « J’ai un tempérament assez calme, sur le terrain ça change un peu, mais je suis quand même assez posée, un jour à la fois. J’essaie de mettre toutes les chances de mon côté pour être prête ce week-end », a déclaré la jeune femme qui célèbre son 18e anniversaire en ce jeudi.

« Je suis contente d’avoir l’occasion de gagner des matchs, espérons, et d’aider l’équipe à peut-être passer au prochain tour », a-t-elle poursuivi.

Redoutable machine

Le forfait de Bouchard et l’absence de Wozniak rendent certes l’équipe canadienne plus vulnérable, mais la formation tchèque est elle aussi affaiblie, du moins en apparence. Elle s’amène à Québec privée de ses deux têtes d’affiche : Petra Kvitova (4e, double championne à Wimbledon) et Lucie Safarova (16e).

Selon Bruneau, l’équipe tchèque, championne en titre et trois fois gagnante de la Fed Cup au cours des quatre dernières années, reste néanmoins une machine de tennis redoutable.« C’est une très bonne équipe, la République tchèque est une puissance en tennis depuis très longtemps, je pense qu’elle avait 10 joueuses dans le tableau principal en Australie. C’est une équipe jeune avec des joueuses montantes, et je calcule que malgré l’absence de Kvitova et de Safarova, c’est quand même une très bonne équipe et elle offrira une très, très belle opposition. »

Pour espérer avoir le dessus dans ce contexte, les joueuses canadiennes devront exécuter leur plan de match à la lettre sans se laisser distraire, a fait valoir le capitaine. « Parfois, les joueuses les mieux classées font partie de la formation, parfois, pour toutes sortes de raisons, blessures ou autres, elles ne sont pas là. La clé, c’est de se concentrer sur ce qu’on a à faire, compétitionner très fort avec ou sans Eugenie, et faire ce qu’on a fait dans le passé qui a bien fonctionné. On va voir ce que ça va donner. »

Bruneau n’a pas dévoilé le nom des joueuses qui disputeront les simples à compter de samedi. Le tirage au sort aura lieu vendredi midi.