mercredi, septembre 02, 2015

Candidature olympique : la Fédération des contribuables demande de la « transparence »

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Mise à jour le mercredi 2 septembre 2015 à 14 h 22 HAE
Les nageuses synchronisées Jacqueline Simoneau et Karine Thomas (archives)
Les nageuses synchronisées Jacqueline Simoneau et Karine Thomas
(archives)
  Photo :  PC/Frank Gunn

Les contribuables torontois « méritent » de savoir combien leur ville devrait dépenser pour être candidate pour les Jeux olympiques de 2024 et comment une telle candidature serait financée, selon la Fédération canadienne des contribuables.
Le groupe de pression presse le maire John Tory et la première ministre Kathleen Wynne de mettre fin au « secret » .
Hier, le maire Tory indiquait qu'il avait discuté du projet avec Mme Wynne ainsi que différents intervenants, mais sans vouloir donner de détails.
Toronto a jusqu'au 15 septembre pour manifester son intérêt.
Or, un dossier de candidature coûterait au moins 50 millions de dollars, souligne la Fédération des contribuables, sans parler des « 3,3 à 7 milliards » qui devraient être dépensés, en infrastructures notamment, si la Ville Reine est choisie.
« Compte tenu du désordre financier dans lequel l'Ontario se trouve, ce n'est pas le moment de dépenser des milliards pour accueillir les Olympiques. »— Christine Van Geyn, directrice ontarienne de la Fédération canadienne des contribuables

La Fédération des contribuables ajoute que les Olympiques sont synonymes de dépassements de coût et que, dans le passé, ce type d'événement « n'a pas généré d'avantages économiques pour la ville hôte ».
Le Comité olympique canadien a offert de payer les frais d'inscrption de 150 000 $ si Toronto dépose une lettre d'intérêt d'ici le 15 septembre. Le maire devrait ensuite obtenir le feu vert du conseil municipal, notamment, pour que la candidature soit officialisée.
La Fédération des contribuables canadiens est un organisme économiquement conservateur qui prône une réduction des impôts et des taxes pour les Canadiens, une baisse des dépenses gouvernementales et plus d'imputabilité pour les élus.