jeudi, mars 19, 2015

L’Impact défait l’Alajuelense 2-0

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19 mars 2015 |Alexis Bélanger-Champagne - La Presse canadienne | Soccer
Des buts du milieu de terrain Ignacio Piatti dès la 9e minute (notre photo) et du défenseur Victor Cabrera à la 14e ont eu pour effet d’assommer les visiteurs.
Photo: Paul Chiasson
 La Presse canadienne
Des buts du milieu de terrain Ignacio Piatti dès la 9e minute (notre photo) et du défenseur Victor Cabrera à la 14e ont eu pour effet d’assommer les visiteurs.
Avec Marco Di Vaio à la retraite et Justin Mapp sur la touche, l’Impact de Montréal avait besoin de voir quelqu’un prendre le contrôle de l’offensive.
 
Ignacio Piatti a relevé le défi de manière brillante, mercredi, marquant un but et mettant la table pour le second dans une victoire de 2-0 de l’Impact face à l’Alajuelense lors du match aller de leur série demi-finale de la Ligue des Champions de la CONCACAF.
 
Le match retour de la série au total des buts aura lieu le 7 avril à l’Estadio Alejandro Morera Soto d’Alajuela.
 
Piatti a semblé enfin rétabli d’une tendinite au genou gauche qui l’embêtait depuis l’été dernier et pour laquelle il avait été opéré pendant la saison morte, alors qu’il a multiplié les actions dangereuses autour du filet des visiteurs.
 
Le joueur désigné de l’Impact a d’abord ouvert le pointage à la neuvième minute, quand Dominic Oduro, qui avait été déplacé sur le flanc droit afin de remplacer Mapp, l’a rejoint sur un centre dans la surface de réparation. Sur la séquence, Cameron Porter, auteur du but clé dans la victoire de l’Impact en quarts de finale il y a deux semaines, a laissé filer le ballon jusqu’à l’Argentin posté derrière lui.
 
« Quand vous arrivez trop vite à contre-courant du ballon, c’est difficile de viser le premier poteau, a expliqué Porter. Si vous savez qu’il y a quelqu’un derrière vous, c’est une bonne idée de lui laisser le jeu. Ç’a bien fonctionné. »
 
Seulement cinq minutes plus tard, Piatti a sorti de ses crampons un joueur adverse avant d’être frustré par le gardien Dexter Lewis. Sur le corner découlant de l’action, l’Alajuelense a mal dégagé sa surface et Nigel Reo-Coker a mis le ballon sur un té pour Victor Cabrera, qui inscrivait ainsi son premier but avec l’Impact.
 
« Nacho [Piatti] est un joueur spécial, a déclaré le capitaine de l’Impact Patrice Bernier.Quand il est au sommet de sa forme, il peut éliminer deux ou trois joueurs d’un seul coup et créer des brèches. C’est difficile quand tu reviens d’une blessure, mais il a finalement retrouvé sa force dans sa jambe. »
 
Même si l’entraîneur-chef de l’Impact, Frank Klopas, était suspendu, on a pu voir une équipe qui semblait plus organisée à l’attaque. Piatti, Porter et Oduro ont fait vibrer les 33 675 spectateurs toute la soirée, d’abord en contrôlant le jeu, puis en contre-attaque alors que l’équipe souhaitait aussi protéger son avance.
 
« L’objectif était de sortir en force, a raconté Porter. Deux buts, c’est bien, mais ç’aurait été encore mieux d’aller en chercher trois. Et en deuxième demie, nous ne voulions pas donner de buts à l’étranger. Nous avons vu à quel point ça peut être important. »
 
Du côté de la formation costaricaine, le gardien Patrick Pemberton était absent, lui qui a été suspendu pour six matchs à la suite d’une mêlée dans un match de la phase de groupes. Lewis a été fort occupé en relève et a cédé deux fois sur sept tirs cadrés.
 
Pendant ce temps, la défensive montréalaise a bien fait contre une équipe que Klopas avait qualifiée de structurée et imprévisible. Le gardien Evan Bush a dû stopper une seule frappe pour enregistrer le blanchissage, en plus de bien diriger la circulation devant lui.
 
« Je pense que nous sommes allés chercher le résultat recherché, a mentionné Mauro Biello, qui remplaçait Klopas sur le banc des locaux. Nous avons marqué deux buts et nous n’en avons pas donné. Nous sommes très contents. Les joueurs ont bien suivi le plan de match. Ils ont été prudents en défensive et nous n’avons pas vraiment donné d’occasions claires. »
 
L’Impact devra maintenant éviter de vivre le même cauchemar que le D.C. United a vécu au Costa Rica lors des quarts de finale. L’Alajuelense avait alors signé une victoire de 5-2 devant ses partisans, se forgeant une avance insurmontable dans la série.
 
« Nous savons que ce n’est pas terminé, a rappelé Biello. Nous sommes contents du résultat, mais nous allons nous retrouver dans un environnement difficile. Nous avons bien fait pendant la première moitié de la série, mais nous devons garder la même mentalité. »
 
D’ici-là, l’Impact poursuivra sa saison régulière en MLS. Il sera d’ailleurs de passage en Nouvelle-Angleterre samedi, afin de croiser le fer avec le Revolution.