mardi, mars 03, 2015

Lemieux contre-attaque

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Le boxeur demande à la Cour de museler Yvon Michel

Un nouveau chapitre du combat juridique que se livrent David Lemieux et le Groupe Yvon Michel s’est amorcé hier.
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Un nouveau chapitre du combat juridique que se livrent David Lemieux et le Groupe Yvon Michel s’est amorcé hier.
MISE à JOUR 
Le boxeur David Lemieux demande au tribunal de museler son ex-promoteur Yvon Michel, qui lui réclame 1,35 million $ en Cour supérieure pour «fautes contractuelles».
«(Le Groupe Yvon Michel) doit impérativement s’abstenir de faire quelque déclaration publique visant à prétendre bénéficier d’un droit quelconque à titre de promoteur ou autre quant au boxeur David Lemieux», indique la requête en Cour supérieure, une semaine après celle déposée par GYM.
Le torchon brule entre l’homme d’affaires québécois et le boxeur s’étant récemment associé à Golden Boy ­Promotions.
D’un côté, GYM assure que le gérant de Lemieux, Camille Estephan, «a abusé de la confiance et de la bonne foi de GYM en laissant croire une association à long terme avec le promoteur, tout en ­orchestrant la sortie de son boxeur en catimini».
De l’autre, David Lemieux nie toute faute.
«Tous les montants dus à GYM (...) lui furent versés et ni Eye of the Tiger ­Management (l’entreprise gérée par ­Estephan) ni David Lemieux ne doivent quoi que ce soit à GYM», indique le document de cour dont Le Journal a obtenu copie.
Menace « nuisible »
En demandant à la cour de museler GYM, Lemieux avance que cela lui permettrait de préparer son prochain ­combat pour le championnat du monde.
«Les propos et accusations sans fondement véhiculées par GYM (...) nuisent gravement (...) pour négocier dans le meilleur intérêt sportif et financier de David Lemieux les termes de ce ­combat», poursuit la requête.
Car selon le boxeur et son gérant, la poursuite de GYM est une «menace nuisible» qui «met en péril» la préparation en sol canadien de ce combat pour le ­titre mondial.
«L’organisation ne peut se faire adéquatement tant et aussi longtemps que GYM profère des menaces sans aucun fondement», conclut le document de cour.
Rappelons qu’avant de se joindre à Golden Boy Promotions, Lemieux avait été associé à GYM entre 2007 et 2014.