mercredi, mars 11, 2015

La tension monte entre Sergey Kovalev et Jean Pascal

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La tension a monté d'un cran entre Sergey Kovalev et Jean Pascal lors de la conférence de presse d'avant combat.
Sergey Kovalev et Jean Pascal 
Mathieu Boulay
Le respect a fait place à la haine entre Sergey Kovalev et Jean Pascal après leur conférence de presse qui s’est déroulée, hier, au Centre Bell.
Les deux boxeurs, qui feront les frais de finale de samedi, se sont frotté les oreilles pour la première fois à l’occasion du face-à-face.
Kovalev, qui portait une casquette blanche avec un logo de son surnom (Krusher), s’est approché du Québécois pour la prise de photos et de séquences vidéo. Il était tellement près de son adversaire que sa visière a effleuré le nez de Pascal.
Celui-ci n’a pas apprécié du tout et il a tenté d’enlever la casquette au Russe qui l’a poussé d’un geste brusque. Séparés par leur promoteur respectif, ils se sont lancé quelques insultes, mais ça n’a pas été plus loin.
«Tu ne me touches pas», a dit un Kovalev avec un visage qui n’entendait pas à rire.
Pascal a insisté pour que le champion unifié des mi-lourds retire son chapeau pour avoir une nouvelle occasion de regarder son opposant dans les yeux. Toutefois, le Russe n’a rien voulu savoir. La reprise s’est conclue par une poignée de main.
On a senti que les deux pugilistes tentaient déjà de s’imposer même s’ils ne sont pas encore ensemble dans le ring. La guerre psychologique est maintenant bien installée.
Bédard et Duva nerveux
Pendant la scène, les promoteurs Jean Bédard et Kathy Duva sont devenus nerveux et il faut les comprendre.
Si Kovalev ou Pascal avait subi une blessure au visage, ils auraient pu dire adieu à leur soirée tant attendue. Heureusement, leurs deux protégés ont fait preuve de sagesse.
Bédard, qui en est à son premier combat du côté de Jean Pascal, a poussé un soupir de soulagement.
«Ce qui est difficile avec Jean, c’est qu’on ne sait jamais ce qu’il va faire, a indiqué le patron d’InterBox. Par contre, avant la conférence de presse, son équipe prépare toujours des scénarios pour aller chercher des avantages psychologiques avant le combat.»
Pascal: un combat sans lendemain
Samedi soir, Jean Pascal est conscient qu’il joue gros contre Sergey Kovalev. Pour lui, ce n’est rien de moins qu’un septième match de la Coupe Stanley.
«C’est un combat sans lendemain, a déclaré l’ancien champion du monde WBC des mi-lourds.
«Au hockey, les Européens sont bons en saison régulière, mais ils ont de la misère quand ça compte. Pour notre duel, je veux amener Kovalev dans les séries.»
Il sait qu’il devra tout donner pour sortir vainqueur.
«Il me faudra du coeur, des couilles et du courage, a ajouté Pascal. Ça adonne bien, j’ai de grosses couilles.»
Lors de son discours, le Québécois n’a pas été très loquace face au groupe de l’autre côté de la scène. Par la suite, après une remarque de Kathy Duva à l’endroit de son équipe, il a été plus incisif.
Il faut savoir que Kovalev comprend seulement une partie des propos de ses adversaires et qu’il est difficile de percer sa carapace psychologique. Même Bernard Hopkins n’a pas réussi à le faire...
Kovalev fidèle à ses habitudes
Comme il fallait s’y attendre, Kovalev n’a pas tenté de se lancer dans une guerre verbale avec Pascal. Même quand celui-ci lui a tendu des pièges, «Krusher» n’a pas bronché.
«Il y aura beaucoup d’action samedi soir et Pascal est un adversaire très dur, a-t-il déclaré. Je ne ferai pas de prédiction, car tout peut arriver.
«Ce combat est important pour moi, car c’est une étape de plus dans ma carrière. J’ai l’intention de prouver mon talent dans ce grand aréna.»