mardi, mars 03, 2015

Impact: autre match, même recette

http://www.ledevoir.com/sports/soccer/

3 mars 2015 |Alexis Bélanger-Champagne - La Presse canadienne | Soccer
Avec plusieurs nouveaux visages au sein de l’Impact, les joueurs espèrent faire rapidement bonne impression et faire oublier leur dernière saison de misère dans la Major League Soccer.
Photo: Ryan Remiorz La Presse canadienne
Avec plusieurs nouveaux visages au sein de l’Impact, les joueurs espèrent faire rapidement bonne impression et faire oublier leur dernière saison de misère dans la Major League Soccer.
L’Impact de Montréal n’entend pas changer sa recette quand il disputera le match retour de son quart de finale de la Ligue des champions de la CONCACAF face au club mexicain de Pachuca mardi soir au Stade olympique.
 
Même s’il a été largement dominé sur le plan de la possession du ballon et des coups arrêtés la semaine dernière dans un match nul de 2-2 au Mexique, l’Impact croit avoir démontré qu’il n’aura pas besoin d’apporter des changements majeurs à son approche.
 
«On avait un schéma tactique qui leur laissait beaucoup le ballon, ce qui était normal étant donné qu’on en était à notre premier match, a expliqué le défenseur central Bakary Soumare. C’est vrai qu’on leur a donné beaucoup de corners, mais ce qui est plus important, c’est qu’on se soit bien défendu.»
 
La recette ne changera donc pas, mais l’entraîneur-chef du onze montréalais, Frank Klopas, espère néanmoins que la sauce se liera un peu mieux. L’Impact a échappé une avance de 2-0 la semaine dernière, un avantage qui aurait pratiquement pu confirmer la place de l’équipe en demi-finales s’il s’était maintenu.
 
«Si, avant le match, on nous avait dit que ça finirait 2-2, on aurait signé tout de suite, a raconté Soumare. Mais avec le déroulement du match, sortir avec 2-2, ça fait mal. Ce n’est pas une défaite, mais c’est dur à accepter.»
 
Souvenirs de 2009
 
Le club voudra resserrer un peu son jeu et dicter un peu plus l’allure de la rencontre afin d’éviter de faire revivre aux partisans le scénario cauchemardesque de 2009, quand l’équipe avait connu une deuxième demie désastreuse face au Santos Laguna à la même étape de la compétition.
 
Il y a toutefois une différence entre 2009 et aujourd’hui: l’Impact profitera cette fois-ci de l’avantage du terrain. Et avec plusieurs nouveaux visages au sein de l’équipe, les joueurs espèrent faire rapidement bonne impression et faire oublier leur dernière saison de misère dans la Major League Soccer.
 
«Je crois qu’il ne faut pas trop se fier au résultat du dernier match, a noté le milieu de terrain Patrice Bernier. On va jouer à domicile. Il va falloir être plus entreprenant. Si on peut marquer et prendre l’avance, c’est bien. Il faudra aussi rectifier certains détails. On s’est bien défendu, mais on n’a pas été très agile avec le ballon, ce qui nous a empêché de souffler un peu.»
 
«Ici, le terrain est un peu plus grand et plus large. On a un premier match dans les jambes. On les connaît mieux. Et on va peaufiner les choses pour limiter leurs occasions de marquer et profiter des nôtres.»
 
L’Impact pourrait aussi se retrouver devant un adversaire en manque de ressources. Le Pachuca disputera mardi un quatrième match en 10 jours.
 
Par ailleurs, Klopas est resté muet sur la composition de sa formation partante. Il a cependant noté que le défenseur Hassoun Camara pourrait jouer pendant toute la rencontre si nécessaire. Camara était entré à la 70e minute la semaine dernière, lui qui a été ralenti par une blessure à une cheville au cours du camp.
 
Petite frayeur
 
Alors que l’Impact en était à compléter sa préparation lundi, Dame Nature s’amusait avec le coeur des amateurs et de la direction en saupoudrant Montréal de quelques flocons de neige. Une autre petite chute de neige est prévue mardi, mais l’Impact a reçu la confirmation vers 16 heures lundi qu’il n’y aura pas de problème concernant le toit du Stade olympique et que le match aura lieu tel que prévu.
 
Plus de 31 000 billets ont déjà été vendus pour la rencontre, un appui qui aura certainement de quoi rassurer le président et propriétaire de l’équipe Joey Saputo, qui avait lancé un cri du coeur avant le départ de l’Impact pour son camp d’entraînementau Mexique. Une participation aux demi-finales de la Ligue des Champions de la CONCACAF serait une première dans l’histoire de l’équipe montréalaise et aiderait certainement à raffermir les bases du groupe de partisans.
 
«Ce qui s’est passé en 2009 est resté dans les annales, a rappelé Bernier. Si on passe en demi-finale, ça va créer tout un “buzz”. Les gens vont avoir la chance de voir de quoi a l’air notre équipe. Et une victoire nous aiderait aussi à solidifier la chimie au sein de l’équipe.»