samedi, novembre 04, 2017

La table est mise pour l'affrontement entre Georges St-Pierre et Michael Bisping à UFC 217


C'est l'heure, place à l'UFC 217

SAMEDI, 4 NOV. 2017. 19:00

NEW YORK – Juste avant d’ajuster leur montre à l’heure normale de l’est, les amateurs d’arts martiaux mixtes québécois auront l’occasion de retourner quatre ans en arrière et de retrouver leur champion adoré, samedi soir, alors que Georges St-Pierre remettra finalement les pieds dans l’octogone après une absence de 1449 jours.

St-Pierre (25-2) n’a pas été revu dans l’arène depuis qu’il a fui les projecteurs, le visage meurtri et l’âme en peine, le soir du 13 novembre 2013. Le Québécois venait de défendre sa ceinture pour la neuvième fois consécutive, mais le poids de son succès était devenu insupportable. Ce soir-là, il a quitté sans faire de promesse. La compétition ne faisait simplement plus partie de ses priorités.


Un retour pour les bonnes raisons
C’est un GSP clairement requinqué qui affrontera Michael Bisping ce soir en finale de l’UFC 217. Depuis qu’il est arrivé à New York en prévision de son grand retour, « Rush » affiche une bonne humeur rafraîchissante qui contraste drastiquement avec le malaise flagrant qui l’affligeait lors des dernières années de son long règne chez les mi-moyens.

Finis les élans d’impatience comme ceux provoqués par Nick Diaz ou les sourires forcés qui accompagnaient les face-à-face avec Johny Hendricks. Toute la semaine, St-Pierre a écouté Bisping (30-7) s’époumoner à lui lancer des insultes sans jamais perdre son sourire juvénile et son air amusé. Le natif de Saint-Isidore nous a habitués à toutes sortes de clichés, mais cette fois, on le croit sur parole lorsqu’il clame qu’il n’y a nulle part au monde où il préférerait être.

« D’un côté, ça le motive et de l’autre, ça fait tellement longtemps que ses adversaires lui font ça... C’est plus un truc drôle pour nous ces temps-ci. Ça nous fait bien rire », disait l’entraîneur de St-Pierre, Firas Zahabi, au collègue Benoît Beaudoin cette semaine.   


Contre Bisping, qui détient la ceinture de champion des poids moyens depuis son éclatante victoire contre Luke Rockhold à l’été 2016, St-Pierre tentera de devenir le quatrième combattant de l’histoire de l’UFC à être couronné dans deux divisions de poids différentes. Randy Couture, B.J. Penn et Conor McGregor ont réussi l’exploit avant lui.

Le Britannique ne sera toutefois pas une proie facile. Bisping a remporté ses cinq derniers combats, profitant de l’absence de St-Pierre pour s’emparer du record de l’UFC avec une récolte totale de 20 victoires depuis le début de sa carrière. St-Pierre égalerait cette marque avec une victoire ce soir.

Même s’il est désavantagé, en théorie, au niveau du gabarit, St-Pierre demeure un athlète plus talentueux et plus complet que Bisping sur papier. Une tonne d’impondérables peuvent intervenir dans l’issue d’un combat d’arts martiaux mixtes, mais si GSP parvient à jumeler ses habiletés athlétiques à un état d’esprit optimal, les conditions gagnantes pourraient être réunies pour un retour réussi.

La dernière défaite de St-Pierre remonte au 7 avril 2007, alors qu’il avait été surpris par Matt Serra en combat de championnat du monde. Depuis, le plus célèbre représentant du Tristar Gym a célébré douze victoires en rang.

Une exclusivité pour RDS

C’est le Lavallois Aiemann Zahabi (7-0) qui aura l’honneur d’ouvrir la carte de l’UFC 217. Le jeune coéquipier de Georges St-Pierre tentera de demeurer invaincu alors qu’il sera confronté au Brésilien Ricardo Ramos.

Réservé pour l’UFC Fight Pass aux États-Unis, le combat sera exceptionnellement diffusé au Québec sur RDS.ca et RDS GO à compter de 18 h 55.

À 20 h, les préliminaires se déplaceront sur RDS2 avec la présentation des quatre combats qui précéderont la carte principale. L’Irlandais Joe Duffy (16-2), qui a fait de Montréal sa ville d’adoption il y a deux ans, y visera une cinquième victoire en six sorties contre le longiligne James Vick (11-1).

La portion de l’événement diffusée sur la télé à la carte réserve trois combats de championnat du monde. En plus du choc principal impliquant Bisping et St-Pierre, les poids coqs Cody Garbrandt et T.J. Dillashaw, deux anciens coéquipiers chez Team Alpha Male, règleront leurs différends en demi-finale de la soirée. Garbrandt (11-0) ne s’est pas battu depuis son éclatante performance contre le champion déchu Dominick Cruz il y a presqu’un an. Dillashaw (14-3) était le monarque de la division avant d’être vaincu par ce même Cruz en janvier 2016.

La Polonaise Joanna Jedrzejczyk (14-0) mettra elle aussi son titre à l’enjeu alors qu’elle accueillera sur son terrain l’aspirante Rose Namajunas (6-3). Jedrzejczyk vise une sixième défense de sa ceinture, un exploit que Ronda Rousey est présentement la seule à pouvoir revendiquer.
Carte du gala
CombattantsCatégorieRésultat
Georges St-Pierre c. Michael BispingPoids moyens 
T.J. Dillashaw c. Cody GarbrandtPoids coqs 
Rose Namajunas c. Joanna JedrzejczykPoids pailles 
Stephen Thompson c. Jorge MasvidalPoids mi-moyens 
Johny Hendricks c. Paulo CostaPoids moyens 
James Vick c. Joe DuffyPoids légers 
Walt Harris c. Mark GodbeerPoids lourds 
Corey Anderson c. Ovince St. PreuxPoids mi-lourds 
Mickey Gall c. Randy BrownPoids mi-moyens 
Alexey Olevnik c. Curtis BlaydesPoids lourds 
Aiemann Zahabi c. Ricardo RamosPoids coqs 


Un retour pour les bonnes raisons

dimanche, octobre 08, 2017

Dopage dans l’UFC: «GSP» est satisfait, mais...

Le combattant croit qu’il y a encore du travail à faire dans le domaine du dopage

PHOTO MARTIN CHEVALIER

Mathieu Boulay
LAS VEGAS | Lorsqu’il a pris sa pause en 2013, Georges St-Pierre voulait s’éloigner de l’octogone pour restructurer sa vie personnelle, mais aussi pour sensibiliser les dirigeants de l’UFC au problème important de dopage qui existait au sein de leur groupe de combattants.
Depuis les nombreuses sorties publiques de « GSP » à ce sujet, l’UFC a fait des pas dans la bonne direction à ce chapitre. Grâce à des tests plus réguliers en collaboration avec l’agence américaine antidopage (USADA), elle a été en mesure de suspendre deux de ses grandes vedettes, Jon Jones et Anderson Silva, dans les dernières années.
« La situation s’est beaucoup améliorée, a souligné Georges St-Pierre. Il y a un système en place, mais il n’est pas parfait. Au moins, ça ne te saute plus au visage comme c’était le cas auparavant. »
Ce qui signifie que ses paroles ont réussi à faire bouger les choses, mais ça n’a pas été facile.
« À l’époque, les gens me traitaient de paranoïaque, s’est-il remémoré. Avec ce qui est arrivé, il est clair que je ne l’étais pas. On a également constaté que plusieurs champions sont tombés au combat.
« Je n’aime pas accuser des personnes, mais il y a encore des choses malheureuses qui surviendront sur ce plan à l’avenir. »
Des adversaires dopés ?
St-Pierre est conscient que le dopage n’a pas été enrayé complètement de son sport durant son absence. Au moins, il a l’impression qu’il bataillera plus souvent à armes égales avec ses opposants.
« Au cours de ma carrière, je me suis battu à plusieurs reprises en sachant que mon adversaire était dopé, a affirmé l’ancien champion des poids mi-moyens (170 lb). J’avais beau le dire sur la place publique, mais je n’avais pas l’appui de l’UFC. Ça me rendait malade.
« J’étais un champion propre, mais j’avais l’impression que l’UFC en voulait un qui ne l’était pas. J’étais animé par le sentiment que tout le monde était contre moi. »
Par contre, les arts martiaux mixtes, c’est un petit monde. Les combattants ne peuvent pas jouer à la cachette entre eux.
« On sait qui prend des produits dopants et ce qu’ils consomment, a-t-il souligné. Moi, je n’ai jamais utilisé ce type de produits. Tout ce que j’ai eu comme succès, je l’ai obtenu de façon légale. Je n’ai pas eu une route facile. »
Produits plus poussés
Selon St-Pierre, les produits dopants de 2017 ne servent plus seulement à améliorer la performance ou à obtenir une meilleure récupération après les entraînements. Ça va plus loin que cela.
« Ils t’aident à aiguiser ton temps de réaction et ta prise de décision, deux choses très importantes pour un combattant, a souligné le Québécois. Cette fraction de seconde peut faire la différence entre éviter un coup ou te faire passer le knock-out.
« Ils font de toi un meilleur athlète sur le plan physique, mais aussi sur le plan mental. Ça te procure également une bonne dose de confiance. »
Comme tous les athlètes,
« GSP » prend des suppléments alimentaires afin d’aider son organisme à surmonter les rigueurs d’un camp d’entraînement. Toutefois, ils sont tous vérifiés minutieusement avant qu’il les consomme.
« Ils ont tous la certification NSF (sceau gouvernemental) tout comme le laboratoire qui les prépare. C”est ce qui m’assure que tout est légal. Comme combattant, tu dois savoir ce que tu ingères. Lorsque tu consommes des suppléments alimentaires, les risques qu’ils soient contaminés sont presque inexistants.
« La contamination, c’est l’excuse favorite de ceux qui se font prendre. Ça évite qu’ils soient blâmés, et ils se placent dans la position de victime. C’est de la bouillie pour les chats. »
Il n’y a pas de doute, la langue de bois, ce n’est pas pour Georges St-Pierre.

vendredi, juin 02, 2017

Bouchard mal-en-point...

http://www.rds.ca/tennis/

Bouchard dominée par Sevastova

Images of Helene Pelletier

Ouch...Moi aussi j'ai mal...Triste fin de rencontre pour Eugenie Bouchard, qui n'arrivait plus à remettre la balle en jeu au deuxième set. J'avais pourtant de l'espoir avant le match puisque je m'étais fiée aux commentaires de l'entraineur de la Québécoise Tomas Hogstedt qui confiait hier à notre confrère de TSN que 24 heures après la victoire face à Riza Ozaki la cheville allait bien, que l'entrainement s'était bien passé, que son élève avait rechargé ses batteries et qu'elle pouvait battre n'importe qui. Hogstedt tenait aussi à ce qu'elle commence mieux son match. Bla, bla, bla...
On voit bien dès le début face à Anastasija Sevastova aujourd'hui jusqu'à quel point c'est difficile de se sentir en confiance avec une capacité limitée pour accélérer vers la balle. Genie rate d'ailleurs complètement son début de match en tirant de l'arrière 2-0. Malgré tout elle se mobilise, retrouve une partie de ses ressources pour recoller à 2-2. Bouchard est en voie de remporter trois parties de suite, mais elle commet gaffe sur gaffe pour perdre à nouveau son service. Fière compétitrice, elle ne se laisse pas abattre et se donne même balle de bris sur la partie suivante pour revenir et égaler à 3-3. Malheureusement Genie rate le retour sur une balle à sa portée sur point de bris. Méconnaissable...

Dès lors, les choses s'empirent royalement pour la Québécoise puisqu'à 4-2 la Lettone ouvre ses ailes et s'amuse à saupoudrer son jeu d'amorties. Toutes sortes d'amorties : rétro, fuyante, sur balle bombée, sur balle coupée, en croisé ou en parallèle, du coup droit et du revers, ah la la comme c'est frustrant de réaliser jusqu'à quel point Genie est vulnérable!!!
Tellement vulnérable au service aussi! Elle termine le match avec 35% de réussite en premières balles et 27% en deuxièmes. Ouf. Allez, chez le physio pour guérir ce pépin à la cheville au plus vite. De grâce pas de talons hauts en soirées mondaines non plus. Genie prévoit retourner à l'action pour le tournoi de Majorque sur herbe qui commence le 19 juin. D'ailleurs, pourquoi ne pas porter des protecteurs aux chevilles en tout temps, à l'entrainement comme en matchs??? Ce n'est pas la première fois qu'elle se blesse à la cheville autant la droite que la gauche...Cela serait sage, je crois...moins sexy, mais intelligent. Eugenie Bouchard est avant tout une athlète de haut niveau. Comme disait l'autre : « quand il faut, il faut... »
Ne reste plus que Milos Raonic maintenant qui livrera bataille à Guillermo Garcia Lopez demain matin à 7 h a.m. sur nos ondes. Milos l'a battu assez facilement les deux fois qu'ils se sont affrontés sur surface dure. En 2013 en Coupe Davis et en 2014 à Miami. Pas tellement heureux de la première partie de son dernier match face à Rogerio Dutra Silva, parions que notre brillant jeune homme ne fera pas la même erreur deux fois de suite et sera au taquet dès la première minute de jeu avec la bonne attitude en prime... 

« J'ai fait mieux que je pensais »

C'est terminé pour Eugenie